Projets de recherche

Application de stratégies alimentaires afin de réduire le niveau de glycogène dans le muscle et d'améliorer la qualité de la viande de porc (1617-PO-306) 2016


Responsable du projet
Équipe
Description
Objectif du projet
Évaluer les effets d'une alimentation riche en gras et faible en hydrate de carbone digestible en fin d'engraissement sur les réserves musculaires de glycogène, le comportement animal et la qualité de la viande de porc.

Résumé du projet
Selon des données recueillies au cours des années (11 projets de recherche) par l'équipe du Dr Faucitano, une proportion élevée de viandes pâles (47%) ou PSE (viande pâle, molle et exsudative) (25%) existerait au sein des abattoirs canadiens. Ils ont également démontré une plus grande incidence de viande PSE chez des porcs issus de milieu enrichi (faible densité animale, élevage sur litière, etc.) comparativement à des porcs en provenance d'élevage conventionnel. Une acidification et une exsudation élevées de la viande peuvent être expliquées par des réserves musculaires en glycogène pré-abattage trop élevées. En effet, une teneur trop importante de glycogène dans le muscle entraîne après l'abattage une plus grande accumulation de lactate, ce qui résulte en une plus forte acidification (diminution du pH), une couleur pâle e une plus grande exsudation de la viande de porc. L'utilisation d'une alimentation riche en fibre en fin d'engraissement dans des conditions d'élevage conventionnel pourrait permettre de réduire les réserves musculaires de glycogène pré-abattage, et donc de produire une viande de meilleure qualité, tout en respectant les conditions de bien-être des porcs. Un total de 160 porcs (poids initial: 119,2 ± 6,2 kg), pondérés par sexe (castrats et femelles), ont été élevés à l'Unité de recherche porcine du CRSAD dans 20 parcs de 8 porcs chacun (5 parcs par traitement). Quatre traitements alimentaires ont été appliqués durant les 29 derniers jours d'élevage: 1) un régime témoin (C: 67,2% de maïs, 15,5% de tourteau de soja et 15,0% de blé), 2) une ration riche en matières grasses et en fibres (HFF: 38,0% de maïs, 17,9% de tourteau de soja, 15,0% de blé, 20,0% d'écale d'avoine et 6,9% de gras), 3) un mélange de 50-50% des rations C et HFF (MIX), et 4) régime C pendant 11 jours et ration HFF ensuite pour 1 jours après une période de transition alimentaire de 7 jours (C/HFF). À la fin de la période de finition, les porcs étaient pesés (poids d'abattage: 145,8 ± 9,4 kg) et mise à jeun pendant 16 à 19 heures avant l'abattage. Des mesures comportementales (fréquence d'interventions du manipulateur, fréquence de revirements, de chutes, de glissements, de refus d'avancer et de vocalisations, et durée de chargement) étaient enregistrées lors du chargement à la ferme (par groupe de 4 porcs). Lors de l'exsanguination à l'abattoir, le sang des porcs a été prélevés afin de mesurer les concentrations en lactate et en créatine kinase. Une fois abattu, le poids chaud des carcasses étaient enregistré et le pH des muscles longissimus (LM) et semi-membraneux (SM) était mesuré 1h et 24h post mortem dans les muscles LM, SM et adducteur. La couleur (Minolta L*, a* et b*) des muscles LM et SM et la perte en eau ont également été évaluées 24h post-abattage. Afin d'évaluer les réserves de glycogène musculaires, des échantillons de muscle du LM et SM ont été prélevés de sorte à mesurer les effets des traitements sur le potentiel glycolytique. La phase animale est maintenant terminée et les analyses sont actuellement en cours.

Retombées attendues
Stratégie alimentaire de courte durée et facilement applicable en ferme qui pourrait permettre d'améliorer la qualité de la viande de porc. 
Autres
S. Conte, C. Pomar, D Paiano,Y. Duan, P. Zhang, J. Lévesque, F. Guay, M. Ellis, N. Devillers, and L. Faucitano. 2017. The effect of feeding a high-fiber and -fat diet on pig meat quality. Journal of Animal Science, vol. 95, suppl. 4, p. 183-184.



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