Projets de recherche

Exploration d'une méthode visant à favoriser le développement printanier des colonies d'abeilles (15-AP-265) 2015


Responsable du projet
Équipe
Description
Objectif du projet
L’objectif du projet est d’explorer une méthode fiable qui permettra d’induire le développement hâtif des colonies en utilisant la chambre d’hivernage.

Résumé du projet
Au Québec, la forte demande de ruches pour les services de pollinisation ne cesse de croître. Pour la pollinisation du bleuet, les colonies doivent respecter un standard de force correspondant à 8 cadres de couvain et 12 cadres d’abeilles.

Ce seuil minimal est difficile à rencontrer, si bien qu’à l’occasion les apiculteurs doivent fusionner des ruches pour atteindre ce standard. Dans ces circonstances, c’est le revenu d’une ruche standard qui est perdu à cause d’un développement printanier insuffisant. Ce projet vise donc à explorer différentes méthodes qui permettront un développement printanier hâtif des  colonies en utilisant la chambre d’hivernage. Pour ce faire, les conditions ambiantes doivent être adaptées. En mode hivernage, les conditions sont optimales pour maintenir le métabolisme minimal des colonies et empêcher l’élevage du couvain, alors que pour favoriser le développement du couvain en chambre d’hivernage, selon la littérature existante, l’humidité relative doit être maintenue à 63 % et la température à 4,4 °C tant et aussi longtemps que le vol de propreté n’a pas été réalisé. Pour les ruches qui ont effectué leur vol de propreté, l’humidité relative doit être maintenue à 80 % et la température à 11°C et toujours dans des conditions d’obscurité totale. Sous ces conditions, puisqu’il y a élevage de couvain, l’alimentation des colonies doit être adaptée. Les colonies doivent avoir à leur disposition du pollen ou du substitut de pollen, du sirop et même de l’eau.

Applications attendues
La problématique de lenteur du développement printanier des colonies a un impact important pour les entreprises apicoles. Améliorer cet aspect de la production permettrait d’une part, d’avoir des ruches plus populeuses pour la production de miel et permettrait de rendre disponibles beaucoup plus de ruches à la pollinisation, car présentement, on constate que les ruches mal développées ne rencontrent pas le standard de force, et ce principalement au niveau des nucléi. On constate que de façon générale pas plus de 50 % des nucléi hivernés sont utilisables pour la pollinisation. Donc, en améliorant cet aspect de la production, les apiculteurs auraient en main plus de ruches pour la pollinisation et la productivité en miel serait nécessairement supérieure.
Fichiers PDF pertinents
Rapport_15-AP-265.pdf



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