Recherche

Effets du trèfle rouge sur la biohydrogénation des acides gras insaturés et la dégradation des protéines alimentaires dans le rumen chez la vache (11-BL-185) 2012


Responsable du projet
Équipe
Description
Dans le but de comparer les effets de l’ensilage de trèfle rouge et de l’ensilage de luzerne comme fourrage de base dans des rations complémentées avec du tourteau de soya ayant ou non subi un traitement de chaleur, huit vaches munies de canule ruminale ont été distribuées selon un dispositif en carré latin double 4×4. L’expérience se déroulait sur 4 périodes expérimentales et chaque période durait 21 jours, au cours de laquelle les vaches recevaient :
1) Ration à base d’ensilage de luzerne (sans polyphénol oxydase PPO) + tourteau de soya cru;
2) Ration à base d’ensilage de luzerne (sans PPO) + tourteau de soya chauffé;
3) Ration à base de trèfle rouge (source de PPO) + tourteau de soya cru;
4) Ration à base de trèfle rouge (source de PPO) + tourteau de soya chauffé.
Les résultats démontrent que les vaches ayant reçu les rations à base de luzerne ont produit plus de lait que celles ayant reçu le trèfle rouge (35,7 vs 34,3 kg par jour). Par ailleurs, la production laitière a été plus élevée lorsque les vaches ont reçu le tourteau de soya chauffé comparativement au tourteau non chauffé (35,4 vs 34,6 kg par jour). Les protéines sécrétées dans le lait ont été plus élevées pour les vaches recevant la luzerne (3,29 % et 1 172 g par jour) comparativement au trèfle (3,14 % et 1 075 g par jour). L’efficacité d’utilisation de l’azote ingéré pour la sécrétion dans le lait a été plus faible pour les vaches recevant la luzerne comparativement au trèfle (29,7 vs 32,1 %). Le type de soya (chauffé ou non) n’a pas eu d’effet sur le bilan azoté. En conclusion, dans les conditions de cette expérience, alimenter les animaux avec la luzerne a permis d’augmenter la production laitière ainsi que les protéines sécrétées dans le lait. Cependant, l’efficacité d’utilisation de l’azote alimentaire pour la sécrétion dans le lait a été plus élevée chez les vaches recevant le trèfle rouge.
APPLICATION POSSIBLE POUR L’INDUSTRIE
Bien que la luzerne soit l’une des plantes fourragères les plus utilisées dans l’alimentation de la vache, d’autres espèces de légumineuses comme le trèfle rouge continuent de présenter, de par leur composition biochimique, des alternatives dans l’élaboration d’un programme alimentaire visant non seulement à combler les besoins nutritifs de l’animal, mais également à réduire l’impact des élevages sur l’environnement.
Autres
Partenaires: Chaire CRSNG, Novalait inc., PLC, FPLQ, Valacta, MAPAQ, Université Laval.



Retour