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Optimisation de la fertilité de la survie des poussins des reproducteurs de poulets de chair par un régime végétal (09-AV-177) 2009 - 2010


Responsable du projet
Description
Dans le but de développer un régime alimentaire enrichi en acides gras n-3 et en antioxydants afin d’optimiser les performances de reproduction des poulets de chair, 2 040 reproducteurs de type Chair (Ross) âgés de 22 semaines ont été répartis en 40 parquets (51 oiseaux par parquet, ratio mâle/femelle de 1 pour 7) et 96 oiseaux (40 femelles et 56 mâles) ont été placés en cage pour un suivi individuel de leurs performances reproductives et de leur état physiologique. Le suivi des performances reproductrices des animaux en parquet n’a pas révélé d’effets significatifs de nos traitements, quel que soit l’âge du troupeau. Cependant, l’ajout d’huile de lin dans nos diètes a contribué à améliorer respectivement de 1,2-2,7 % et 0,8-3,8 % les taux de fertilité et d’éclosion en fin de saison de reproduction. De plus, un meilleur taux de survie des embryons dans les derniers stades de développement a été observé pour les œufs provenant du groupe LOSS en fin de saison de reproduction. Les performances de croissance des poussins issus de nos troupeaux n’ont pas été modifiées par nos régimes expérimentaux. Les mâles en cage ont été récoltés à partir de huit semaines post-alimentation expérimentale pour effectuer un suivi de la qualité de leur semence. La concentration moyenne, le nombre total de spermatozoïdes par éjaculat, la viabilité et la motilité des spermatozoïdes fraîchement éjaculés ne sont affectés ni par l’âge des animaux ni par les régimes testés. Cependant, après 48 h de stockage à 4°C, les spermatozoïdes provenant des « jeunes » coqs présentent de meilleurs paramètres de motilité que ceux des coqs plus âgés. La présence de YS dans les rations contenant de l’huile de lin semble favoriser l’intégrité de l’ADN spermatique, tout du moins chez les jeunes coqs. En conclusion, bien que nous n’ayons pas obtenu d’effets marquants de nos traitements sur la qualité de la semence, nous avons réussi à obtenir 0,5 à 1 poussin de plus par femelle pour la période d’étude considérée, à savoir les huit dernières semaines de production de poussins. La présence de sélénium organique dans les rations contenant de l’huile de lin favorise l’intégrité de l’ADN spermatique. Nous pourrions spéculer qu’un génome paternel (qui contribue également avec l’ADN de la poule pour faire un poussin) qui est plus stable favorisera d’une partie la hausse de productivité par poule. Les acides gras oméga-3, tels que l’acide éicosapentaénoique (EPA) et l’acide docosahexaénoique (DHA), sont connus pour jouer un rôle très important dans le bon développement du cerveau et du cœur. Leur forte présence dans le jaune d’œuf des femelles des traitements à base d’huile de lin ne peut donc qu’être bénéfique au bon développement embryonnaire des futurs poussins. Ce résultat pourrait aussi en partie expliquer les taux d’éclosions légèrement supérieurs observés pour ces traitements en fin de période de reproduction.
APPLICATION POSSIBLE POUR L’INDUSTRIE
Les poussins issus des parents nourris avec de l’huile de lin semblent bénéficier d’une teneur plus forte en anticorps maternels puisque les taux d’anticorps retrouvés dans le jaune d’œuf sont plus élevés. Une meilleure protection maternelle est idéale pour optimiser la survie de poussin sans médicament supplémentaire. Enfin, l’ensemble de nos résultats montrant les bénéfices des régimes à base d’huile de lin représente également un appui pour l’industrie du lin canadienne.
Fichiers PDF pertinents
09-AV-177_Rapport_final.pdf



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