Recherche

Amélioration de l'efficacité environnementale des aires d'hivernage: validation d'un nouveau concept - Phase 2 (14-BB-260) 2014 - 2015


Responsable du projet
Description
Objectif du projet
Valider et complémenter les résultats des deux dernières années de mesure quant à l'efficacité des deux aménagements à réduire les charges d'éléments fertilisants dans les eaux de ruissellement et souterraines.
  • Mieux comprendre le phénomène de sédimentation du phosphore afin d'optimiser le concept d'un point de vue commercial.
  • Optimiser la gestion de la litière dans le but de rendre l'ensemble de la pratique accessible au producteur.
  • Enrichir la compréhension de la stratégie proposée au point de vue comportement animal.
  • Préciser le coût de la stratégie par vache et comparer le coût, sur une même base, à des aménagements traditionnels étanches (ex.: aire d'exercice et structure d'entreposage des fumiers en béton).

Résumé du projet
Les modifications proposées aux aménagements d'enclos d'hivernage, développées et validées dans le cadre du présent projet devraient permettre de réduire les risques de contamination du sol et des eaux de percolation et de surface tout en étant viable du point de vue technique, environnemental et économique. Pour évaluer ces paramètres, la surface totale de l'enclos à été réduite, l'aire d'alimentation a été modifiée en y ajoutant un plancher de béton et un toit. Le ruissellement d'un des enclos a été dirigé vers deux bassins de sédimentations installés en série, avant d'être dirigé vers la bande végétative filtrante. Le ruissellement du second enclos a été, quant à lui, dirigé directement vers la bande végétative filtrante. Les résultats obtenues ont montré qu'à la suite de la réduction de la surface des enclos, les volumes d'eau de ruissellement à la sortie de ces derniers et à la sortie des bandes végétatives filtrantes ont été moindres que dans le concept original d'enclos d'hivernage. Cependant, le faible nombre d'événements de ruissellement, combiné à un débit élevé, n'a pas permis de déceler si l'installation des bassins de sédimentation au printemps a été efficace pour capter le phosphore et pour retarder le déplacement de l'eau vers la bande végétative filtrante. Les évaluations de comportement ont montré que les vaches se sont adaptées et protégées du froid et du vent en utilisant les installations à leur disposition. Elles ne semblaient pas affectées par la superficie des enclos. Dépendamment de la direction du vent, les vaches d'un enclos pourraient se regrouper près du brise-vent tandis que celles de l'autre enclos pourraient se réfugier sous l'aire d'alimentation. Dans une journée typique, les vaches ont passé environ la moitié de leur temps dans la cour d'exercice à proximité du brise-vent et l'autre moitié sous l'aire d'alimentation. En conclusion, on constate que, malgré l'impact positif des nouveaux aménagements sur la réduction des volumes d'eau lors de la fonte de la neige et des risques de contamination des plans d'eau adjacents, ces derniers n'ont pas été efficaces à 100% et ont entrainé d'autres problèmes dans la gestion quotidienne de l'enclos

Retombées attendues
Le constat après une quinzaine d'années de recherche sur les aménagements d'enclos d'hivernage est que dans un système ouvert, le concept de "rejet zéro" est difficile à garantir année après année. Comme il est impossible de prévoir et de contrôler la météo, la situation vécue dans la présente expérience pourrait se répéter et un aménagement pourrait fonctionner seulement deux années sur trois. La conception de ces enclos doit inclure les considérations spécifiques pour l'aire d'alimentation, les dispositifs de gestion des eaux de ruissellement (ex.: bassins de sédimentations) et les bandes végétatives filtrantes surdimensionnées. Par conséquent, compte tenu de l'impossibilité de garantir le rejet zéro année par année, la notion de gestion du risque devrait donc être prise en considération lors de l'adoption d'aménagement d'enclos d'hivernage en s'inspirant des approches utilisées dans d'autres domaines et en optant pour la certification environnementale de concepts (ex.: fosse septique résiduelle). De plus, les aménagements pourraient tenir compte de la fragilité et de la capacité du milieu récepteur.

Communications et publications
  • Rapport final et présentation aux conseillers du MAPAQ le 10 novembre à Deschambault.



Retour