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Développement de rucher nordique à des fins de service de pollinisation sur la Côte-Nord (10-AP-197) 2010


Responsable du projet
Description
L’apiculture en région nordique est limitée par le manque de ressources et les conditions climatiques difficiles. Dans le but d’identifier les sites les plus favorables aux abeilles, 36 ruches avec des abeilles issues de deux souches (A et B) ont été réparties sur quatre sites expérimentaux (tourbières, bleuetières, forêts et sites ouverts). Les effets du site, de la méthode d’hivernage et de deux souches d’abeilles sur la survie des ruches ont été évalués. Les résultats montrent que des quatre types de milieux examinés, seulement les sites ouverts se sont montrés propices à l’apiculture. Ces sites ne couvrent que 6 % des superficies entourant les bleuetières de l’étude. Peu importe la méthode d’hivernage, les colonies d’abeilles étaient faibles au printemps et non performantes pour assurer un bon service de pollinisation aux bleuetières. L’ajout d’une deuxième hausse à couvain à huit cadres d’abeilles a eu un effet néfaste sur le développement de la colonie, tandis que l’ajout d’une deuxième hausse à neuf cadres d’abeilles a causé des problèmes d’essaimage. L’utilisation des ruches avec isolation thermique pourrait permettre l’ajout des hausses au bon moment. Les abeilles de la souche B ont mieux performé que les abeilles de la souche A en termes de survie et de force des colonies. Toutefois, nous ne pouvons pas discerner les effets des sites sur le développement des ruches de la souche d’abeille. Selon les inventaires floristiques, les ruchers d’abeilles de la souche B étaient placés sur les deux meilleurs sites parmi les quatre sites semi-cultivés. De plus, les ruches de la souche B n’étaient pas infestées de varroa. En conclusion, peu importe la méthode d’hivernage, il faut prévoir une bonne isolation des ruches au printemps afin de prévenir la perte du couvain due aux températures fraîches en région nordique. Le renouvèlement de la reine à la fin de l’été pourrait permettre d’avoir une bonne population d’abeilles avant l’hivernage. Un nourrissage au printemps avec du sirop sucré et des galettes de pollen est à prévoir pour une bonne reprise printanière. En outre, il faudrait une agriculture plus diversifiée en région nordique pour supporter des ruchers suffisamment importants afin d’être capable de fournir un service de pollinisation adéquat aux bleuetières.
APPLICATION POSSIBLE POUR L’INDUSTRIE
La réussite de ce projet pourra assurer, à plus long terme, une apiculture viable sur la Moyenne Côte-Nord et l’autonomie en approvisionnement d’abeilles pour les services de pollinisation. Deux des producteurs impliqués dans le projet continuent à faire de l’apiculture à la suite du présent projet et un troisième producteur l’envisage dans un avenir rapproché. Un projet de diversification agricole sur la bleuetière « Les bleuets du 50e Parallèle inc. » monté par la COOP agroforestière de Minganie vise la diversification de un champ sur onze de la bleuetière, afin de voir combien de ruches un champ en production très intensive et diversifiée peut supporter.
Autres
Partenaires: CAECN, Les Miels de Raphaël, MAPAQ, UQAM.



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